Nipponeries

Lundi 30 juin 2008 photos 2 commentaires

Fin du week-end, je retrouve mes camarades du programme après notre premier jour avec la famille d'accueil. Au programme: départ pour la ville d' Osaka afin de rendre une visite de courtoisie au gouverneur de la préfecture et à l'entreprise Panasonic (prononcez "Panasonikou"), qui tous deux sponsorisent le programme Hirakata de l'ESSEC. Nous avons eu le loisir de voir (pas de visiter malheureusement) le château d'Osaka, qui a été un des lieux les plus importants du Japon médiéval, lors de l'unification du Japon au XVIème siècle. Osaka a été la capitale japonaise au VIIème siècle, avant qu'elle ne soit déplacée à Nara, puis à Kyoto et enfin à Tokyo. Ce château est un des plus connus du Japon, et il a de la gueule (cf photos des douves).

Je ne vous raconte pas les visites dans le détail: la première était de courtoisie, donc discours, et la seconde a consisté à écouter Panasonic se faire de la pub, avoir des démonstrations des systèmes stabilisateurs pour appareils photos ou du plus grand écran plat du monde qui bientôt grâce à la technologie descendra vos poubelles et ne laissera allumée que la pièce de la maison où vous vous trouvez (en l'occurrence votre salon, que vous ne quitterez plus), et recevoir un stylo dont le corps a été fabriqué à partir de fûts de chêne dans lequel a vieilli du whisky pendant 50 ans (parce que Panasonic recycle et ça c'est bien pour les bébés phoques). Bah il se trouve que le stylo marche mal, avec un corps en fût de chêne imbibé de whisky ils auraient pu mettre un stylo potable...

Retour ensuite à Hirakata: nous avons repéré une librairie dans laquelle il sera possible de nous procurer des mangas pour bosser notre japonais. C'est peut-être le moment de définir exactement ce qu'est un まんが manga: il s'agit d'un style d'édition spécifique qui imprime en masse et sur du papier de faible qualité des bandes dessinées dont le trait est plus ou moins précis (certains mangakas, auteurs de mangas, s'appliquent énormément pour faire des dessins de qualité, mais la plupart font souvent ça au doigt mouillé). Les mangas sont exclusivement ou presque en noir et blanc, et abordent tous les sujets possibles et imaginables. Certains s'adressent aux enfants, d'autres aux ados, d'autres aux garçons ou filles seulement, d'autres encore aux adultes avertis de la violence ou de la crudité de certains dessins, etc. Le manga japonais a souvent une mauvaise réputation en France car les mangas qui y ont du succès s'appuient bien souvent sur des scenarii simplistes et/ou violents. Notre tradition en la matière est plutôt la BD couleur grand format, sur du beau papier, à couverture cartonnée et pendant longtemps adressée aux enfants.

Bref, certains mangas ont l'avantage de s'adresser aux jeunes, voir très jeunes, les Japonais qui n'ont pas encore appris à lire beaucoup de kanjis (idéogrammes). Ces kanjis figurent alors avec leur transcription en kanas (syllabes), que l'on apprend très tôt et que nous connaissons. Cela pourra être utile pour bosser notre vocabulaire, puisque ce dernier est très difficile à retenir à cause du faible nombre de syllabes, donc de sons, existant. Nous confondons les mots tout le temps, d'autant plus que beaucoup ont plusieurs sens très différents.

Petite liste non exhaustive autour du h aspiré, du a et du i:
-はち hachi (h aspiré, prononcez "hatchi"): abeille, huit
-あし ashi : pied
-はし hashi : baguette, pont
-し shi: quatre
-いしゃ ishya (prononcez isha): docteur

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