Ce matin..

9-10 août 2008 photos 15 commentaires

Soleil levant sur mer de nuages...

...j'ai directement vu mes cheveux (je veux dire, alors qu'ils sont encore sur ma tête) pour la première fois, si je me souviens bien, de ma vie. Il faut que j'aille les couper. Voilà, c'était le truc important de ce billet.

Par ailleurs ce week-end je suis allé grimper le ?士山 mont Fuji avec mes camarades de promo en stage au Japon. Au programme montée du versant nord de nuit, une fois au sommet lever de soleil à 5h environ, puis descente au petit matin.

C'était plutôt mal parti. Sur trois personnes partant de Shinjuku (12 h, 35 °C) en train, deux par oubli ne pouvaient pas prendre de photos. On s'est aussi trompé de train et on a bien galéré avant d'arriver à la gare de 大????otsuki (15 h, 25-30 °C), dernière étape avant le pied du mont. Une fois arrivés il se met à pleuvoir, puis a grêler (par cette température, je n'ose pas imaginer la taille de départ des grêlons). On nous annonce en sus qu'à cause de l'orage tous les trains pour le Fuji sont annulés.

Heureusement après 2 heures d'attente on peut finalement rejoindre le mont en bus. On arrive alors à Kawaguchiko (18 h 30, 20 °C, 1000 m d'altitude), là on rejoint les autres étudiants et tout ce petit monde prend le bus pour Gogome, la 5 ème station du mont Fuji (sur 10, la dixième étant le sommet); ce qui porte notre petit compteur -que vos avez maintenant sûrement remarqué- à 21 h, environ 10-15 °C, et 1800 m d'altitude. Ayant rêvé de froid depuis mon arrivée au Japon je fais moins le malin en T-shirt avec 25 degrés de perdus en une demi-journée.

21h donc: départ dans le noir pour la montée, qui commence...par une descente, on a quand même dû demander "où était le haut" à un Japonais qui passait. Je retrouve vite de la chaleur en marchant, et ça avance pendant un moment jusqu'aux premiers endroits escarpés où il faut faire des pieds et des mains pour avancer... Là les grimpeurs ralentissent, et ça a été le début d'une looongue galère a piétiner, avoir de plus en plus froid et ne pouvoir se réchauffer en marchant vite puisque ça bouchonne devant, derrière et sur les côtés. En bon Français nous essayions de doubler les groupes immobiles du 4ème âge plantés là à écouter leur guide leur donne l'heure, mais ça n'était pas toujours possible. J'ai fini les 2 dernières heures avec mes 4 couches de vêtements plus mon imper, transi de froid à manger mes ?に??? onigiri, boulettes de riz, avançant en file indienne comme un manchot en migration.

Au sommet. Héhé...

Bref, dès les premières lueurs de l'aube et lors de notre arrivée au sommet tous les grimpeurs se sont assis pour prendre des photos du soleil levant, ça a mitraillé sévère pendant une bonne demi-heure, et je n'étais que trop content de me réchauffer un peu au nouveau soleil (5 h, 0 °C et 3800 m). Montée de 8h donc, ralentie par tout ce monde.

La descente est assez sèche !

Ayant un bus à prendre et une foule à éviter nous sommes redescendus aussi secs après avoir pris quelques clichés du cratère, et en 40 minutes je suis passé de "transi de froid avec 2 T-shirts, un polo d'Ecole corporate, un pull et un imper" à "je crève de chaud en T-shirt", la descente s'est faite en 3h et nous avons fini avec un bon mal de crâne et des jambes en mousse.

Le retour en bus et train a été très nébuleux, je me suis endormi à chaque fois que je le pouvais... Malheureusement aussi quand je ne le pouvais pas, donc j'ai mis du temps à retrouver la maison.

J'ai appris une fois rentré que les jolis éclairs que nous avions pu voir cette nuit-là avaient tué sur le coup un grimpeur japonais de 52 ans au niveau de la sixième station sur le versant sud, c'est à dire à mi-course... ?a fait très bizarre rétrospectivement.

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